Domaines thérapeutiques | La neurologie : éveil et vigilance | La narcolepsie
La narcolepsie
Dans plus de 50% des cas, on retrouve, dans les jours ou les semaines précédant les premiers symptômes :
- un stress psychologique
- une maladie
- un traumatisme
- des brusques modifications des horaires de sommeil avec une privation de sommeil, etc ...
La narcolepsie se caractérise par une hypersomnolence diurne, avec des accès irrépressibles de sommeil survenant plusieurs fois par jour et durant de 2 à 30 minutes. Le patient s'endort brusquement en mangeant, au volant de sa voiture ou pendant une conversation. L'activité en cours peut se poursuivre sous forme de comportements automatiques. Ces accès de sommeil restaurent une vigilance normale pour quelques heures. Cette somnolence irrite souvent l'entourage qui la ressent comme un manque d'intérêt et de participation plutôt que comme le symptôme d'une maladie. Ces fluctuations continuelles de la vigilance s'accompagnent de difficultés d'attention et de mémoire. Elles peuvent entrainer des automatismes :
- phrases sans sens
- rangements d'objets dans des endroits insolites
- conduite d'une voiture dans un endroit imprévu, etc ...
Des attaques de cataplexie peuvent également s’associer à la narcolepsie. Cette perte brusque du tonus musculaire, sans altération de la conscience, peut toucher quelques muscles seulement (chute de la tête, impossibilité d'articuler ou fléchissement des genoux) ou être beaucoup plus globale, entraînant la chute du patient. Le malade ne perd pas connaissance mais reste cependant incapable de réagir à toute stimulation, ses perceptions sensorielles restant parfaitement conservées. Il garde le souvenir de tout événement survenu au cours de son accès de sommeil. Ces épisodes sont typiquement déclenchés par une émotion : surprise, plaisir, rire ou colère. Ces attaques sont très variables d'un sujet à l'autre en durée (d'une fraction de seconde à plusieurs minutes) et en nombre (quelques unes seulement dans toute la vie ou plusieurs par jour).
